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2008 ne fût pas la première crise vécue par l’industrie automobile. À chaque époque sa période de changements et ses plans de sauvetages. Les grands constructeurs ont beau être aussi géants qu’ils le veulent, ils n’en sont pas moins vulnérables et l’histoire nous l’a prouvé à plusieurs reprises. Même GM a connu des difficultés dans les années 2000, avec comme conséquence la réduction de son catalogue… de façon importante, ou plutôt, simplifiée.

Comme je vous disais, lorsqu’une compagnie va mal, il y a deux options possibles:

  1. Réduire les coûts de production et rendre la chaîne plus efficace
  2. Investir avec espoir de concevoir le produit miracle que personne n’avait pensé créer avant.

Dans le cas de GM, ces deux dernières décennies, on a choisi la première option en tuant les doublons, et en cessant de se faire compétition à soi-même. Les marques Oldsmobile et Pontiac, qui avaient des jumelles chez Chevrolet et Buick, sont disparues, la bannière GMC s’est retrouvé chez les concessions Chevrolet et la moitié des points de vente (ou presque) sont disparus. Cela dit, dans les années 80 et 90, deux constructeurs américains de moindre envergure ont tenté le tout pour le tout avec des créations assez singulières qui devaient venir régler tous leurs problèmes…

L’AMC Eagle

En 1980, l’essence se vend cher pour l’époque et la crise pétrolière force les constructeurs à revoir leur gamme de modèles pour offrir aux consommateurs des véhicules moins énergivores. Pour la première fois depuis des décennies, on ne parle plus de la puissance comme de la consommation d’essence pour vendre des voitures.  Mais concevoir une plateforme automobile demande du temps… Beaucoup de temps. C’est pourquoi au plus mauvais des moments, AMC (American Motor Corporation) met en marché son Eagle !

AMC voulait son propre créneau. Elle voulait dominer avec un véhicule qui n’a pas de comparable. S’inspirant du succès de ses Jeep et profitant de leur réputation de 4×4, la compagnie mis au monde ce qui ressemble à une berline au toit surélevé, aux roues énormes et au dégagement hors du commun.  Bref, une voiture qui n’était ni une berline, ni une familiale, ni un utilitaire, ni…. rien vraiment.

Même si la critique était dithyrambique, les journalistes automobiles l’ayant adoré, les ventes elles, ne seront jamais au rendez-vous. Bien que le concept soit intéressant, il sera même repris des années plus tard par des fabricants japonais. Reste que le moteur gourmand (15,3L/100km ou 18,5mi/gal) n’était pas adapté pour la réalité de la crise du pétrole. Ajoutez à cela le manque de publicité et un réseau de vente peu développé, on comprend pourquoi le modèle disparaît en 1988 sans même avoir reçu de modification autre que cosmétique.

Par contre, le nom Eagle conservera bonne réputation, au point où lorsque l’AMC Eagle disparait, le marque Eagle voit le jour et laissera un bon souvenir, particulièrement pour les années 90 avec des modèles comme la « Vision » ou la « Talon ».

La Chrysler PT Cruiser

Il faut l’admettre, on se souvient très bien d’elle, mais pour de très mauvaises raisons… Son style est devenu démodé très rapidement et sa fiabilité a toujours laissé à désirer. Elle ne fût jamais très populaire, et pourtant, dans le Guide de l’Auto 2000, le journaliste Jacques Duval la compare à la Ford Modèle T ! Rien de moins ! La T et la PT Cruiser se retrouvent même une à coté de l’autre sur la page couverture du manuel!

Difficile à croire avec le recul, mais oui, Chrysler était convaincue d’avoir entre les mains LE PRODUIT MIRACLE ! La voiture qui allait sortir la compagnie d’un marasme qui perdurait à ce moment depuis l’époque des K-Cars.

Je vous cite ici un autre article de Jacques Duval lui-même dans le guide de 2000 : « Chrysler a bouleversé le marché au début des années 80 avec sa fourgonnette Auto beaucoup, mais plusieurs sont prêts à parier que la PT Cruiser connaîtra encore plus de succès […] son impact sera encore plus grand.» Je vous jure que je n’invente rien !

Il faut l’avouer, sur le marché de l’auto de l’an 2000, la petite Chrysler avait quelques atouts, dont sont intérieur qui était assez pratique et surtout bien modulé. Les chroniqueurs auto de l’époque la décrivait même comme «Excessivement élégante» tant de l’extérieur que de l’intérieur, tous saluaient sont prix relativement bas. Un peu en contradiction, quand on lit de vieux articles sur «la nouvelle PT», on comprend que pourtant, tous se sont rendu compte du manque de qualité dans la finition, ce qui minait déjà la crédibilité des produits de la marque aux ailes d’ange.

Bref, le manque de popularité, de qualité et surtout le manque de puissance flagrant des moteurs d’entrées de gamme ont certainement eût raison de cette voiture qui aura quand même été sur notre marché près de 10 ans ! Dix années à persister à croire que cette petite hatchback avait sa place sur un marché qui finalement, ne voulait pas vraiment d’elle. Une autre raison qui explique qu’aujourd’hui il ne reste qu’une mini-fourgonnette, la Pacifica, et une grosse berline, la 300, chez Chrysler qui menace de disparaître tout simplement.

Comme quoi il faut se méfier des prétendus sauveurs !

crédits photos : youtube, autoweek, Wikipedia, kijiji

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